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2007/1/21 Les "Career Days"
Pendant les "Career Days" durant 3 jours, une centaine de grandes sociétés se sont présentées à notre école. C'était une véritable exposition des entreprises. C'est une occasion rare de chercher des stages, ainsi que de communiquer en face à face avec les entreprises. Cela nous aide à construire notre parcours ou à mettre au point notre projet professionnel.
J'ai servi d'étudiante accompagnatrice au cabinet de conseil CSC. La seule chose qu'ils m'aient demandée, c'est de me renseigner sur la navette. Cependant, moi, j'ai profité d'un déjeuner gratuit en discutant avec des représentants d'autres cabinets de conseil. Après avoir bien mangé, je suis retournée au stand de CSC pour parler de mon cas avec eux. Presque tous les cabinets de conseil ne recrutent que des étudiants en fin d'étude comme stagiaire. Donc, pour l'instant je voulais seulement savoir s'il m'était possible d'atteindre le profil qui les intéressaient, et sous quels aspects je restais encore à désirer.
Mon coach de "Jeunes Ambassadeurs de Lyon" est venu aussi en tant que directeur régional de Leroy Merlin. Mais, je n'ai pas pu le rencontrer. A mon arrivée à leur stand, il était déjà parti. Certains de mes amis m'ont conseillé de profiter du réseau relationnel de mon coach pour trouver un stage. Pourtant je n'en ai pas très envie, notamment avant de l'essayer moi-même. Chercher un stage en France, ça peut être une expérience précieuse, des revers formateurs ou même une petite aventure pour nous autres étudiants étrangers. Je me repentirais si je le contournais. 2007/1/15 L'insomnie
Je suis insomniaque cette nuit. J'ai enfin réallumé l'ordinateur après avoir tourné et retourné au lit pendant 2 heures.
Je n'ai pas le moral ces jours-ci, sans raison. En effet, tout peut me rendre de mauvaise humeur dans cette saison :le ciel sanglotant, le jardin flétri, le brouillard chagrin...
Trente minutes de bus du centre-ville me coupe de la vie animée. Ca me fait souffrir de m'appuyer sur une vitre de bus gelée en regardant passer des décorations lumineuses de Noël, des familles joyeuses, des amoureux épanouis... Il arrive quelquefois qu'une goutte d'eau glisse sur la vitre en laissant une longue coulure de larme. Cela peut me tirer de la nostalgie pour un moment, et pourtant me plonge dans une solitude plus profonde. 2006/11/1 Mon histoire d'aventure - 3V
Le taxi m’a déposée enfin dans une rue banale du 18ème arrondissement où habite mon ami, monsieur le mystérieux.
Ayant ôté la toilette ostentatoire, Paris a recueilli une âme esseulée entre ses bras maternels dans cette nuit profonde d’automne. Je contemplais son visage serein baigné de clair de lune en percevant sa respiration douce et régulière.
Aussitôt un gémissement d’un portail rouge fané de l’âge, mon ami a apparu avec les yeux brumeux. Devant mon monticule de bagages, nous avons tous deux ri de bon coeur. Toujours un peu somnolent, il les a tous montés au 5ème étage en faisant plusieurs fois la montée-descente par un étroit escalier tournant. Ainsi a-t-il mis un point final à mon histoire d'aventure. J'étais sans aucun doute la plus heureuse des aventurières qui n'étaient pas encore prêtes à une vrai aventure. (Fin)
2006/10/22 Mon histoire d'aventure - 2III
Selon le règlement détaillé d’Air France, en cas de changement de vol, la nouvelle heure du départ ne peut pas dépasser 24 heures par rapport au vol initialement réservé.
"Il y a déjà plein d’‘impossibles’ qui m’ont obstrué la pensée. En voilà encore un!" Frustrée, abattue, prostrée…, je dirigeais mes pas machinalement vers le bureau d’Air France.
Après une courte négociation, ayant raconté tous mes problèmes, j’attendais silencieusement le résultat d'une demande d'autorisation à son supérieur. Lors de ne plus choyer aucun espoir, on se montre toujours extrêmement patient. Or, j'ai ressenti un peu plus tard ce qui pouvait être le rayonnement de l'humanité française, au moment où l’on m’a informée que l'obtention d'une place d'un vol du lundi suivant se ferait sans frais supplémentaires. Du moins durant un court instant… IV
Eh oui, la vie est toujours sinueuse. On dit que c’est son charme, qui nous délaisse, nous sauve d’un gouffre, nous rejette plus tard dans un autre abîme…
Il fallait que je récupère tous mes bagages déjà enregistrés.
A minuit passé, alors que les lumières dans les boutiques s’éteignaient l’une après l’autre, une certaine solitude envahissait l’aéroport sinistrement. Je marchais de long en large dans le grand hall en causant des échos choquants. La bande transporteuse ayant fonctionné à vide pendant un certain temps, une grosse valise noire émergée au loin se rapprochait de moi.
"Non, ce n’est pas la mienne. La mienne est retenue par une sangle rouge bien serrée… Ah, si! C’est bien ma valise à moi, mais gravement déchirée, la sangle perdue!" A côté de la dépouille de ma valise gisait mon rice cooker cassé en deux. Un sourire sec et sardonique errant sur mes lèvres, je connaissais déjà très bien le mauvais tour que me jouait le destin.
Les dégâts déclarés, on m’a donné deux gros sacs plastiques transparents pour que je range mes affaires dans un véritable chaos. Bien que je me sois retrouvée quasi vagabonde, je préférais me prendre pour un héros de film de cape et d’épée. Je suis sortie du bâtiment à grands pas avec un caddie surchargé tout en réprimant un éclat de rire. Je ne sais toujours pas exactement pourquoi je voulais rire dans cette situation scabreuse. C’était sans doute pour me moquer de moi-même, ou ça pouvait être un mépris du destin jailli du fond du cœur. (à suivre) Mon histoire d'aventure - 1Coucou, mes chers amis! Ne vous inquiétez pas. Je ne suis pas tombée en hibernation. Seulement j'ai connu une série d'intrigues dramatiques en cours de tâtonnements sur la pointe des pieds dans cet Hexagone magique.
I
Le vendredi 15 septembre 2006 à 19h05, à l'accueil n°24 dans l'aéroport de Roissy, j'ai malheureusement appris que mon vol Paris-Lyon avait déjà pris l'air.
"Comment faire?! Je rêvais toujours de voyager comme une aventurière. Ca se réaliserait aujourd'hui malgré moi..."
A l’instar de Popeye qui ingurgite des épinards aux moments cruciaux, moi, j'ai sorti un morceau de Camembert qu'on m'avait servi plus tôt dans l'avion. A ce moment-ci a glissé de mon sac un petit bout de papier portant un numéro qui commençait par "01".
"Ah, je connais quand même quelqu’un dans cette ville étrangère! … Mais, ça sert à quoi?" L’arrière-goût du Camembert disparu, le ravissement éphémère s’est retiré.
Je pouvais définir la relation entre nous du mot "ami", mais au sens large. Bien que l’on ait partagé quelques beaux moments sans l'avoir prévu, je ne le connaissais peu. En effet, dissimulant sa sensibilité sous une apparence neutre, il restait dans ma mémoire un portrait plus ou moins mystérieux.
II "Ca va?" "Non, ça ne va pas. J’ai raté l’avion. Je suis à l’aéroport de Roissy." "Ah, bon!" "Tu peux me donner des conseils? Comment je dois faire maintenant?" Je me sentais un peu ridicule. Je n’attendais pas qu’il vienne me sauver. Pourtant ça m’a fait tellement bien d’entendre une voix connue, ce qui était à ce moment-là le seul fil fragile liant ma vie passée à ce monde étranger et dépaysant.
Il a abordé sérieusement ma question en cherchant d’abord le site de mon école à Lyon, puis son adresse, ensuite le numéro de téléphone du correspondant… Mais, il n’arrivait toujours pas à contacter celui qui s’occupait de l’accueil des étudiants internationaux jusqu'au décollage du dernier vol du jour. Enfin, il m’a proposé de passer la nuit chez lui pour que l’on règle le problème le lendemain.
"Ah, mais… demain c’est le week-end!" nous sommes-nous écriés en chœur. (à suivre) 2006/7/11 Les 4 langues dans ma vieLe chinois=ma mère : Je suis fière de parler cette langue. C'est une empreinte indélébile que je porte dès ma naissance. Ceux qui se moquent de leur mère sont pour moi une âme humble qui vit en exil. Le français=mon amour : J'ai tant de passion pour lui qui m'apporte un bonheur indicible. Je le parle, je l'écoute, je le lis, je l'écris, je me repais de chaque retrouvaille avec lui. L'espagnol=un ami que j'ai rencontré par hasard pendant un long voyage : On s'amuse ensemble. On parle de tout et de rien. Pourtant, il reste toujours mystérieux en quelque sorte. C'est peut-être pour ça que j'en suis droguée. L'anglais=mon patron : Quand on a un patron, on s'est malheureusement fait exploité. Et puis, on sort de son utopie en tombant ici-bas. J'admets que j'apprends l'anglais à but utilitaire. Pour vivre, on est toujours à la recherche de l'équilibre entre résistance et compromis.
2006/7/7 Voilà de mes nouvelles.
Après avoir décidé d'intégrer EM LYON, je m'occupe de remplir toutes sortes de formalités administratives: verser les frais de scolarité, réserver un logement, faire authentifier des papiers pour demander le visa...
Hier, j'ai reçu la carte VISA que j'avais demandé à la BANK OF CHINA il y a 2 semaines. C'est ma première carte de crédit car je crois toujours que les cartes de ce genre ne sont pas très pratiques à Shanghai comme les voitures à Paris. Mais là, cette carte peut me faire éviter un agio élevé lors de verser une grosse somme à l'école française. Pour l'instant, c'est la seule carte de crédit chinoise en euros.
Quant à mes préparatifs de départ, j'ai acheté un appareil à cuire le riz. Je ne sais pas son nom en français. Je suppose que cela a été inventé pour les Chinois. On m'a dit qu'il était difficile à trouver en France. Bien que ce soit un appareil automatique, il faut savoir la proportion entre le riz et l'eau que l'on doit mettre dedans. Ca me fait trouver que je suis trop gatée. Il me reste beaucoup à apprendre pour survivre toute seule en France.
Sinon, je me suis inscrite à un cours d'espagnol pour m'occuper pendant ces 2 derniers mois en Chine. Il y a quelques années, le rythme d'un air de danse espagnol m'a captivée. Le lendemain j'ai acheté un manuel d'espagnol. Comme la culture latine n'est pas très répandue chez nous, je n'avais toujours pas commencé à l'apprendre sérieusement. Pourtant, beaucoup de mes amis français parlent cette langue, il me manquera pas d'occasion de la pratiquer en France, je crois. Je me rappelle qu'il y a 4 ans j'ai réussi à faire trembler ma luette pour articuler les mots français. Maintenant, j'arrive à faire trembler à peine ma langue pour prononcer "r" en espagnol. Après, je ne sais plus quel organe qu'il me reste à faire trembler pour parler une autre langue étrangère. 2006/5/17 L'entretien du SAILe 13 mai, j'ai passé l'entretien du SAI organisé par 4 écoles de commerce françaises, HEC, ESCP-EAP, EM LYON et CERAM. Avant de vous le révéler ici sur mon blog, je me suis restaurée en 3 jours.
J'aimerais exprimer mes plus sincères remerciements à tous ceux qui m'ont aidée et m'a encouragée.
à Hugo de m'avoir donné un entretien simulé.Merci à Tiphaine de ses conseils précieux.
Merci à M. QU, notre professeur de fraiçais de m'avoir raconté beaucoup de ses expériences.
Merci à Laurent de m'avoir proposé des moyens de me calmer avant l'entretien.
Merci à mes amis qui me soutiennent toujours et m'encouragent constamment.
Je n'avais jamais participé à un entretien durant 40 minutes tout en français auprès de quatre interrogateurs. Que je réussisse finalement ou pas, c'est une expérience inoubliable et formatrice. 2006/5/9 Encore une soirée dans une vieille maisonLe rétro donnant naissance à une nouvelle mode, on a fait de vieilles maisons à Shanghai des restaurants de luxe tout en exhumant leurs histoires.
Hier on a organisé une soirée dans la villa au 1039 rue Yuyuan. Qui était le premier maître de cette vieille maison? Cela reste toujours un mystère. La seule mémoire accessible à nous d'aujourd'hui est une histoire sur un couple français.
La femme vint en Chine avec son mari qui travaillait pour BNP Paribas de Shanghai. Au début, ils habitèrent dans un hôtel. Comme elle avait envie d'un sens de la famille plus fort, ils emménagèrent enfin dans cette villa. Quelques ans après, les troupes japonaises annexèrent leur quartier. Ils s'exilèrent avec leur fille unique au camp en sécurité où cette dernière mourut de faim et de maladie. La période pénible passée, pour chérir le souvenir de leur fille, ils firent don de la maison à un orphelinat.
Cette villa est maintenant propriété domaniale. Un restaurateur l'a louée et l'a renovée en préservant son style architectural d'origine.
(Voir les photos dans l'album "No. 1039 Yuyuan Rd.")
2006/4/11 Une équipe de bourreaux de travail - 1J'ai accompagné pendant 3 jours une équipe de FRANCE 2 pour réaliser le tournage d'un reportage sur la Chine.
Nous sommes allés d'abord au cimetière le plus grand de Shanghai. Il a commencé à pleuvoir après notre arrivée. Bien qu'il soit petit, j'ai essayé de partager mon parapluie avec Natalie, la seule fille de l'équipe. Un coup de vent nous a frappés. J'ai eu de la peine de tenir le parapluie. Elle m'a souri avec gentillesse en me disant,
"Garde-le pour toi."
Et puis, elle a allongé le pas avec la grosse caméra à l'épaule en laissant ébouriffer sa chevelure au vent.
Il pleuvait de plus en plus fort. Elle a ôté le blouson pour abriter sa caméra, et m'a dit d'aller regarder derrière elle si la caméra était bien protégée. Elle la prenait pour son bébé.
(à suivre) 2006/4/2 Chanter le printemps
Dans cette saison nourrissant des espoirs, un doux rayon de soleil me réveille, puis m’inonde tout le coeur. Parfois le soleil, comme un petit gamin, aime jouer à cache-cache par caprice. La pluie de printemps, qui n'a pas le coeur de nous geler avec froid, est si sentimentale. La bruine évoque des souvenirs alors que l’averse nous encourage à progresser. Je suppose que la fameuse comédie musicale « Singing in the Rain » se déroule dans cette saison où l’on parvient à chanter de joie sous la pluie en jetant en arrière son parapluie.
Au crépuscule odorant, le ciel lointain se teint de doré à rose, de sang à violine, est couvert enfin d’un velours bleu marin parsemé d’étoiles clignotantes. On ne regrette pas la scène féerique disparue car on est convaincu que le lendemain nous réservera plus de beauté.
Joignant le passé et l’avenir, le printemps garde quelques vestiges nostalgiques tout en promettant plein de vitalité.
2006/3/30 Un mardi noir pour les Français?
Hier en cours on a parlé du CPE qui était déjà devenu un sujet d'actualité. Le mardi 28 mars, les syndicats unis ont déclenché une grève générale couvrant toute la France: beaucoup d'écoles, de postes et de banques fermées; les transports en commun à moitié paralysés; un raz-de-marée de manifestants inondant les rues...Je ne peux vraiment pas imaginer à quoi la France ressemble maintenant puisque chez nous se déroulent rarement des grèves et des manifestations comme ça.
Je n'ai aucune intention de parler de politique sur mon blog. Ce ne sont que de petites salutations à mes amis en France. J'espère que tout va bien chez vous. Si vous passez par hasard sur mon blog, donnez-moi, s'il vous plaît, un signe de vous.
2006/3/22 Partir à l'aube Cela faisait longtemps que je n'avais pas pris le métro pour aller à l'école. J'ai remarqué que Le tarif avait augmenté de 2 yuans. Comme d'habitude, j'ai acheté un pain à un yuan à la petite boulangerie au rez-de-chaussée de la station en saluant la demoiselle, dont le sourire m'a promis le bonheur pour toute la journée. Et puis, j'ai trouvé un coin calme dans le métro de manière à savourer mon petit déjeuner.
La lumière jaune ainsi que l'air tiède ont rendu les paupières encore plus lourdes à des jeunes qui n'étaient pas bien réveillés. Les yeux fermés, ils ont profité de cette dizaine de minutes précieuses pour prendre leur dernier repos avant le commencement du travail. On n'a pas la vie facile ici!
Voilà une nouvelle journée qui commence. Quoi qu'elle me réserve, j'accueillirai la tempête comme le soleil. 2006/3/20 Ecrit après le TAGE-MAGE
Le 17 mars j'ai passé le TAGE-MAGE après les préparatifs durant un mois. Il y avait 2 Français qui ont participé à l'épreuve avec nous. Ça m'a fait flairer tout à coup la difficulté de l'examen.
Le temps s'est écoulés trop vite que je ne suis pas arrivée à répondre à toutes les questions. Les problèmes mathématiques étaient relativement faciles. Puis-je avoir une note suffisamment élevée pour participer à l'entretien? Aucune idée.
Aujourd'hui, j'ai viré 1000 RMB à l'Ambassade de France à Pékin pour m'inscrire au TEF.
Je me demande parfois pourquoi il y a toujours tant d'examens à passer et tant de diplômes à préparer. La seule réponse: on n'a pas de meilleur moyen de sélectionner les gens.
2006/3/8 “ lao hu zao ” (老虎灶)Le “lao hu zao” est une boutique qui vend de l’eau chaude. Répandu dans les régions au sud du fleuve Yangtze, il connut son âge d’or dans les années 50 où il y en avait plus de 2,000 à Shanghai. « Lao hu » veut dire « tigre » en chinois. Dans la boutique, il y a toujour un fourneau à grande ouverture en avant et à haute cheminée en arrière. C’est un véritable tigre avec la bouche ouverte et la queue dressée.
Depuis l’ouverture de Shanghai en 1843, le « lao hu zao » était étroitement lié à la vie quotidienne des habitants. Surtout dans les vieux quartiers, plusieurs familles partagaient une petite cuisine commune où le gaz n’était pas accessible. On préférait aller chercher de l’eau chaude qui coûtait un centime le thermos plutôt que de passer le temps à faire bouillir de l’eau au four à charbon. Les « lao hu zao » étaient ouverts de 6 heures du matin jusqu’à minuit. Des boutiques relativement grandes abritaient une maison de thé et un établissement de bains.
En 2003, on détruisit le dernier « lao hu zao » à Shanghai en satisfaisant le besion de la construction municipale. Les dernières années avant sa fermeture, il n’y avait déjà plus autant de clients. L’époque où l’on faisait une longue queue en causant de tout et de rien est à jamais révolue. 2006/3/7 Oufffffffff, c'est pas facile!- Excusez-moi, vous avez des baguettes chinoises? - Nous n'avons que des baguettes françaises. Je suis désolé.
Voilà une conversation entre moi et un serveur du restaurant "Fouquet"s" à Cannes.
A chaque fois que je le raconte à des amis, ils rient beaucoup. On comprend facilement ce jeu de mot. Pourant, dans le restaurant, le serveur m'a repondu sérieusement. Il me semblait qu'il n'avait pas bien compris ce que je voulais.
Un ami français m'a dit plus tard que j'étais peut-être la première personne qui a demandé des baguettes chinoises dans un restaurant français, surtout dans un grand restaurant. En tout cas, je le trouve normal puisqu'en Chine je demande souvent un couteau et une fourchette pour mes amis français qui n'arrivent pas à se débrouiller avec les baguettes.
Ce jour-là, dans le restaurant j'ai fini par apprendre auprès du serveur à employer les couteaux et les fourchettes. La côte de veau était la plus difficile à conquérir à cause de son os, ce qui m'a tellement découragée. Le jardin YuyuanUn petit texte que j'ai écrit pour me préparer à l'examen de français touristique: Le Jardin Yuyuan fut construit entre 1559 et 1577 par PAN Yunduan, riche mandarin de la Province du Sichuan et fils du Ministre de la Justice sous la Dynastie des Ming. Son histoire remonte à plus de 400 ans. S’il porte le nom « Yuyuan », c'est parce que PAN Yunduan voulait faire présent du jardin à ses parents. En chinois, la prononciation « Yu » a le sens de « plaisir ». Ce jardin pittoresque d’environ 20,000 mètres carrés abrite une trentaine de kiosques, de terrasses, de pavillons, d’étangs et de rocailles. C’est l’une des architectures les plus représentatives du style des Ming et Qing.
Au milieu du 18e siècle, la famille PAN déclinait et le jardin était laissé à l'abandon. Il fut plus tard racheté et restauré par des gentilshommes de Shanghai. Depuis le 19e siècle, le jardin Yuyuan subit de graves dommages à plusieurs reprises à travers les vicissitudes de l’histoire. Au cours de la Guerre de l’Opium, le jardin fut occupé par des troupes alliées franco-anglaises. En 1853, pendant le mouvement révolutionnaire du Royaume Taiping, la Société des Poignards entreprit une insurrection armée à Shanghai. Dans la salle du Printemps du jardin servant de poste de commandement aux insurgés à cette époque-là sont exposées aujourd’hui quelques reliques historiques : des poignards et des annonces décrétées par les insurgés. Le Yuyuan est donc un témoin de la révolution du peuple de Shanghai. Au début du 20e siècle, sous le régime du Kuomintang, la partie sud-ouest du jardin fut transformée en un quartier commerçant et une école, et le reste fut laissé à l'abandon. Après la proclamation de la République Populaire de Chine par MAO Zedong en 1949, le Yuyuan connut un renouveau. En 1956, le gouvernement populaire affecta des sommes considérables afin de rénover le jardin et de lui redonner sa beauté d'antant. 2006/2/13 Le romantisme chinois et une tragédie - 2Veuillez commencer par lire "Le romantisme chinois et une tragédie - 1". http://spaces.msn.com/claraguo/blog/cns!52E4483876BDAE52!629.entry
Lundi dernier je suis allée chez lui pour qu’il me donne des cours préparatoires au TAGE-MAGE. Il a commencé par expliquer un article scientifique portant sur un nouvel usage de la radiation ionisante.
Lorsqu’il lisait la phrase «Il faut savoir que toutes les opérations visant à éliminer du lait cru les micro-organismes éventuellement pathogènes – par exemple par stérilisation – suppriment aussi la plupart des germes utiles à la fabrication du fromage.», il s’est arrêté tout d’un coup en me disant, «Je ne devais pas lui faire subir la chimiothérapie.La radiation l’a fait s’écrouler en même temps de tuer des cellules cancéreuses.Si j’avais appris qu’il ne lui restait pas beaucoup de temps dans sa vie...»
Les yeux éplorés, il a suffoqué de chagrin.Face à un homme de la génération de mes parents, professeur auquel j’éprouve plein de vénération, je ne savais quoi dire à ce moment-là puisque je doutais de ma capacité de le consoler.Après un silence durant quelques secondes, le regard fixé toujours au sol, il a soupiré sans mot dire.Et puis, la lecture du texte se réentendait.
~ I♡U ~ Les cours se sont terminés à une heure passée. Je lui ai excusé de l’avoir dérangé tant et si bien qu’il a mangé tard.
«Ca ne fait rien.C’est mon épouse qui prépare les repas.Elle n’est pas là maintenant.Peu importe à quelle heure et ce que je mange.» a-t-il aisément dit comme si elle n’était absente que pour quelques jours et qu’elle vivait encore.
La minute suivante, la réalité cruelle cassant le beau rêve, son visage s’assombrissait. Les yeux flétris à l’abri des lunettes étaient déjà mouillés de larmes.
J’avais envie de m’enfuir de crainte de voir un homme pleurer devant moi. Je me suis dit pour autant, «Je ne peux pas le laisser tout seul et s’abandonner à la dépression.» J’ai essayé de lui parler d’autres choses, ce qui l’a fait finalement reprendre son calme.
C'est un amour sans roses, ni mots romantiques, mais à toute épreuve. 2006/1/21 Un voyage imaginaire![]() Ce petit texte a été écrit il y a 3 ans où ma demande de visa d'étudiant venait d'être refusée par le consulat de France. HEUREUSEMENT, J'AI TOUJOURS LE DROIT DE REVER! * * * Je pars dès l’aube en planant sur un petit nuage blanc. J’atterris au pôle sud pour embrasser les pingouins. Je découvre une tribu primitive où je danse avec les Indiens en jupe de paille. Je me repose sur la Tour Eiffel dominant la terre ancienne. Je me promène à Las Veigas, ce qui me permet d’éprouver un peu la vie folle.
Je garde toujours la curiosité de nouveau-né et le caractère d’aventurier. * * * La brise parfumée d’herbe fraîche me mène à un endroit ignoré : une jungle vierge, une montagne enneigée ou une plage dépeuplée. J’écoute les oiseaux chanter ; je sens la respiration des arbres ; le jeans retroussé, je marche sur le sable fin et laisse caresser mes pieds aux vagues...
Dans la métropole, les bruits des automobiles, la rivalité dans la vie matérielle et la foule qui se démène du matin au soir, tout cela nous rend apathique. J’essaie de retrouver la sensation perdue depuis longtemps. 2006/1/19 A CannesA l'invitation de David NISNARD, deuxième adjoint délégué à la Ville de Cannes, représentant SHANGHAI FASHION WEEK, ma mère est allée organiser un défilé de mode pendant le CANNES SHOPPING FESTIVAL.
J'étais la seule qui parlait français parmi notre délégation. Pourtant, servir d'interprète n'était pas ma seule tâche.
Dans les coulisses
Quand on organise des défilés en Chine,l'équipe professionnelle que l'on connait bien s'occupe de la lumière, du maquillage, de la musique...enfin de tout. Mais, à Cannes, il fallait que ma mère fixe précisément tous les détails. Le maquilleur, le coiffeur, l'éclairagiste, le bruiteur...se sont tous adressés à nous en même temps.
Quant à la sélection de mannequins, on ne l'avait toujours pas fait jusqu'au dernier jour. Ma mère a insisté qu'il faille sélectionner les filles en face d'elles, mais pas selon les photos, car le plus important est le feeling et la ligne, mais pas le visage. Pour notre collection, on préférait les mannequins voluptueux, mais d'après l'agent de mannequins, les filles françaises à l'instar des filles chinoises sont maigres.
On s'entendait le mieux avec le maquilleur. Ma mère lui a parlé de l'inspiration de la collection et puis lui a laissé chercher seul.
Pourtant, le coiffeur ne travaillait pas de la même façon. Se fichant de l'explication sur l'inspiration, lui, il voulait voir les photos des coiffures et criait sans cesse, "vite, vite, il me reste 12 têtes à coiffer. j'ai pas le temps à perdre."Ne sachant pas comment communiquer avec lui, ma mère m'a dit, "On n'a pas de photos à lui montrer. Pourquoi il ne comprend toujours pas ce que je veux dire. Normalement les coiffeurs doivent être plus intelligents que ça, non?" Sans réfléchir, je lui ai transmis les paroles de ma mère. Il semblait qu'il a compris tout d'un coup. Et puis, il a commencé à faire un test pour nous demander si c'est bon ou pas.
Pendant tout le défilé je suis restée devant un moniteur vidéo. J'ai commandé à l'éclairagiste et au bruiteur avec un micro-casque en prononçant "top lumière", "top son". C'était cool, non? Franchement, c'est la première fois que j'ai fait ça. |
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